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  • En quelques mots, pouvez-vous vous présenter? Racontez-nous qui vous êtes.

Bonjour, je m’appelle Isabel Forkner et le 6 octobre, je fêterai mes 50 ans. Cette année sera pour moi la première de ma nouvelle vie ! Je suis mariée et j’ai trois enfants de 17, 15 et bientôt 13 ans. J’habite en France depuis 20 ans et je suis franco-espagnole.

  • Comment avez-vous appris la nouvelle et dans quelles circonstances ?

Depuis quelques temps, j’avais mal au sein. Même si je ne sentais pas de ganglion, je voyais que mon sein n’était plus le même. J’ai alors demandé à mon médecin traitant une ordonnance pour une mammographie et une échographie car la douleur persistait. Le jour de la mammographie, le radiologue a vu une tâche de 9mm. N’étant pas totalement sûr du diagnostic, il a décidé de faire une biopsie. Le 23 juillet, le résultat est tombé : cancer du sein triple négatif.

 

  • Quelles ont été les étapes après cette annonce, et comment les avez-vous vécues ?

Le radiologue m’a annoncé calmement qu’il allait falloir agir vite car le cancer était très agressif. Moi, j’étais simplement sous le choc. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait car j’avais toujours cru qu’il n’existait qu’un seul cancer du sein. Hélas, il en existe plusieurs et j’avais par conséquent décroché le gros lot. Heureusement, mon mari était à mes côté depuis le début.

Le radiologue a été super. Il m’a tout expliqué, et il a pris rendez-vous avec l’oncologue. Après cela, tout s’est enchainé très vite. Mon opération a eu lieu le 16 août, et la chimiothérapie de septembre jusqu’à mars (16 en total) et 33 séances de radiothérapie. Neuf mois pour 9mm ! Incroyable !

 

 

  • Comment votre famille a-t-elle réagi face à cette nouvelle ? Comment avez-vous vécu leur aide ? Qu’est-ce qui vous a particulièrement aidé venant d’eux ?

 

Mon mari a été mon super héros ! Sans lui, je ne sais pas comment j’aurais pu gérer cette épreuve car ma famille habite en Espagne et n’était pas au courant de tout.

Mes enfants sont des ados. Cela a été un peu compliquée pour eux, mais ils ont continué à être eux-mêmes et je m’en réjouis car la maladie n’a pas pris le dessus. Cependant, je ne vous cache pas qu’il y a eu beaucoup de moments difficiles.

J’ai vécu leur aide de façon assez naturelle : je me suis toujours occupée d’eux, maintenant c’était à leur tour de s’occuper de moi. Ce qui m’a vraiment le plus aidée, c’était de pouvoir me décharger des courses, des horaires, de la gestion du foyer en général pour pouvoir me reposer.

 

  • Avez-vous connu des moments/événements qui vous ont boostée et permis d’avoir plus de niaque pour vaincre cette maladie ? Si oui, racontez-les-nous.

Tous les jours, même à l’heure actuelle, je me lève en me disant : « Ca va marcher ! ». Tous les jours ! Je n’ai pas changé mes habitudes, mais j’ai adapté mes horaires à ma fatigue. Et quand je regarde ma famille, je m’encourage à ne pas perdre espoir même si, parfois, c’est difficile.

 

  • Durant les moments difficiles, quelles étaient vos astuces pour vous donner du baume au cœur ?

Sortir, me promener dans les parcs, voir des amis, regarder des séries débiles avec ma fille, avoir des nouvelles de mes vieilles amies d’enfance… Mais surtout, passer de bons moments avec ma famille, sans parler ni de la maladie ni des choses qui fâchent (école, devoirs etc…)

 

  • Aujourd’hui, où en êtes-vous et comment vous sentez-vous ?

J’ai terminé tous mes traitements au mois de mai et j’ai une visite prévue chez l’oncologue au mois d’octobre. Je vais bien, même si la fatigue persiste, et moralement il y a toujours des hauts et des bas. Le cancer reste dans la tête pendant longtemps et je suis toujours en alerte. Je sais que ma vie a changé et que pendant 5 ans encore, ça va être compliqué. Mais je reste confiante, je n’ai pas le choix.

 

  • On dit souvent qu’il y a un avant et un après la maladie, qu’en pensez-vous ?

Oui, on a l’impression de perdre l’insouciance, et du jour au lendemain nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Nous ne sommes plus les mêmes, c’est difficile à expliquer. C’est un tel choc ! Nos rapports avec les gens peuvent même changer. Nous donnons moins d’importance à certaines choses mais parfois nous pouvons être très susceptibles car notre façon de voir la vie est différente.

 

  • Avez-vous un petit mot à dire à toutes ces femmes qui luttent contre la maladie ?

La meilleure chose que j’ai faite, c’est de m’être entourée des gens qui m’aiment et que j’aime. De rigoler, de sortir, me faire belle et de prendre soin de moi.

Je me suis faite tatouer temporairement les sourcils, j’ai acheté de jolis foulards, je me suis toujours bien hydratée, j’ai eu une alimentation stricte (avec quelques écarts 😉), j’ai pris des bains de relaxation, j’ai fait du yoga, de la relaxation, de la sophrologie et quand je n’allais pas bien, j’allais voir un psychologue.

Tout cela est très important et il est aussi indispensable de savoir bien s’organiser pour ne pas perdre la tête (mon frère et ma sœur son venus me donner un coup de main durant la chimiothérapie), il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, c’est très important !

 

Envie de partager votre propre histoire ?  N’hésitez plus :  

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