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  • En quelques mots, pouvez-vous vous présenter? Racontez-nous qui vous êtes.

Je suis une maman de 4 enfants de 20, 27, 31 et 33 ans et également mamie de 4 petits-enfants adorables.

J’ai 57 ans et ma devise est « ce qui ne me tue pas me rend plus forte »

En 2003 , on m’annonce un cancer du sein droit atteinte ganglion positif : tumorectomie et curage auxiliaire, chimio et rayons…

En 2005, on me retire l’utérus.

En 2007, je fais un infarctus, on me pose 2 stents et j’ai un traitement à vie.

En 2019, diagnostic d’un cancer du sein gauche, infiltrant triple négatif. Ce n’est pas une récidive mais un autre cancer.

Photo de Marianne Chapello

  • Comment avez-vous appris la nouvelle et dans quelles circonstances ?

J’avais des douleurs à l’estomac et mon médecin traitant m’a envoyé faire un petscan. Résultat, je n’avais rien à l’estomac mais le sein gauche présentait quelque chose de suspect. J’ai donc fait une biopsie et là le diagnostic est tombé : cancer infiltrant triple négatif. J’étais anéantie.

 

  • Quelles ont été les étapes après cette annonce, et comment les avez-vous vécues ?

D’abord, j’ai subi une chimio de taxotère qu’il a fallu arrêter suite à l’atteinte de la moelle épinière, puis 9 chimios de taxol. J’ai perdu mes cheveux, cils, sourcils et ongles des mains… Ensuite, j’ai eu 33 séances de radiothérapie que je viens de finir le 11 octobre 2019. Je suis très fatiguée.

  • Durant les moments difficiles, quelles étaient vos astuces pour vous donner du baume au cœur?

En fait, j’ai toujours gardé mon mental. Je pleurais un bon coup parfois, mais jamais devant ma famille. Je finissais toujours par me remotiver.

  • Aujourd’hui, où en êtes-vous et comment vous sentez-vous ?

J’ai subi mes derniers rayons le 11 octobre 2019. J’ai la peau brulée et ma cicatrice me lance, je suis très fatiguée et en attente du bilan dans quatre mois.

 

  • On dit souvent qu’il y a un avant et un après la maladie, qu’en pensez-vous ?

C’est vrai.  Avant, on est insouciants. Comme on ne sait pas qu’on est malade, on ne se sent pas malade. En fait, ce sont les traitements qui nous rendent malade. Puis l’après, c’est ce que je vis en ce moment : on se sent vidée, on se pose des questions, on se demande si cela va revenir…

 

  • Avez-vous un petit mot à dire à toutes ces femmes qui luttent contre la maladie ?

De ne surtout jamais baisser les bras. De se dire que même si notre corps est meurtri par les cicatrices, que l’on se sent mutilée, on est en vie. On doit se battre pour nos enfants, pour nos parents, pour notre famille et surtout pour nous. Il faut toujours garder l’espoir.

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