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  • En quelques mots, pouvez-vous vous présenter? Racontez-nous qui vous êtes.

Je m’appelle Ghyslaine Berne et j’ai 61 ans. Je suis mariée, maman de trois grands enfants et mamie de cinq petits-enfants.

 

  • Comment avez-vous appris la nouvelle et dans quelles circonstances ?

 

J’avais rendez-vous avec mon endocrinologue pour ma visite annuelle. C’est un des médecins les plus consciencieux que je connaisse : en effet, elle m’examine au-delà de son champs d’action, et heureusement pour moi. En octobre 2015, lors de cette visite annuelle, elle a posé son stéthoscope au niveau de mon sein gauche et a réagi « bizarrement ». Après cela, elle m’a fait une palpation mammaire. Et il y avait une petite boule. Elle a donc immédiatement pris rendez-vous pour une mammographie.

 

  • Quelles ont été les étapes après cette annonce, et comment les avez-vous vécues ?

 

A partir de là, tout est allé très vite : rendez-vous mammographie et échographie, rendez-vous chirurgien, rendez-vous Pet-scan, rendez-vous ponction… Le chirurgien se voulait très rassurant puisque la tumeur était de petite taille. Il m’a même dit dans un premier temps que je n’aurais probablement pas besoin de « chimio ». Et puis, le résultat de la ponction est arrivé, et là, douche froide… J’allais devoir suivre de la chimiothérapie. Le monde autour de moi s’est complètement écroulé. Je connaissais les effets de ces produits….
Ensuite, il y a eu la rencontre avec l’oncologue qui m’a très bien expliqué tout ce qui allait se passer. Il m’a parlé des désagréments des « chimio » et surtout de la perte de cheveux et du système pileux.

 Le plus dur pour moi a été l’annonce de cette thérapie agressive. Mais tant que j’étais prise dans le tourbillon de tous les rendez-vous, je crois que je n’ai pas réalisé exactement ce qui m’arrivait.

 Une autre étape très fatigante fut la radiothérapie. Tous les jours, je devais faire le déplacement et, même si celui-ci est fait en VLS, le fait de ne rester à l’hôpital que pour quelques minutes de rayons et revenir a été très dur physiquement.

J’ai donc eu 6 séances de chimiothérapie espacées chacune de 3 semaines, 25 séances de radiothérapie tous les jours sauf les week-ends et 1 an de traitement hormonothérapie comprenant une injection toutes les 3 semaines.

 

  • Comment votre famille a-t-elle réagi face à cette nouvelle ? Comment avez-vous vécu leur aide ? Qu’est-ce qui vous a particulièrement aidé venant d’eux ?

 

Mon mari et mes filles ont très bien réagi et ont toujours été présents, mais mon fils a eu plus de difficultés à affronter la maladie. Cela a également été dur pour ma mère. Elle ne pouvait pas accepter le fait que sa fille soit malade. Pour le reste de la famille, j’étais comme contagieuse…

Ce qui m’a le plus aidé, c’est que mon mari ou l’une de mes filles soit présents pour les « chimio ».

 

  • Avez-vous connu des moments/événements qui vous ont boostée et permis d’avoir plus de niaque pour vaincre cette maladie ? Si oui, racontez-les-nous.

 

Je ne pouvais pas baisser les bras tout simplement car à cette époque, j’avais 3 merveilleux petits-enfants et je voulais les voir grandir.

Je garde mon petit-fils tous les mercredis et, à l’époque de ma maladie, je l’emmenais aussi à l’école le jeudi matin. Un jour, un de ses copains lui a demandé : « pourquoi ta mamie a toujours un bonnet ? »  et sa réponse fut : « parce qu’on lui a coupé un morceau de son « néné » ».

J’ai trouvé ça tellement mignon qu’un petit bonhomme de 3 ans ½ explique les choses aussi simplement que cela m’a « boosté ».

 

  • Durant les moments difficiles, quelles étaient vos astuces pour vous donner du baume au cœur?

 

En fait, je n’ai pas eu beaucoup de moments difficiles car les « chimio » se sont relativement bien passées. Cependant, le plus dur pour moi a été la chute de mes cheveux. Ma fille ainée m’avait pourtant fait une coupe très courte au préalable, mais cela a quand même été très éprouvant. J’avais aussi fait faire une perruque, mais je ne l’ai jamais portée. Je l’ai offerte à une association de la clinique où j’allais faire mes « chimios ».

 

  • Aujourd’hui, où en êtes-vous et comment vous sentez-vous ?

 

Aujourd’hui je vais bien. Je vois le chirurgien une fois par an pour un contrôle avec mammographie et échographie et je vois également l’oncologue à la même fréquence pour faire une radio des poumons et une échographie abdominale. Il y a encore des moments où je suis fatiguée, mais j’écoute beaucoup plus mon corps.

 

  • On dit souvent qu’il y a un avant et un après la maladie, qu’en pensez-vous ?

 

Oui, c’est certain qu’il y a un avant et un après la maladie. Aujourd’hui, je vois les choses différemment : la vie est belle et les « petits bobos » de la vie de tous les jours ne sont rien du tout.

 

  • Avez-vous un petit mot à dire à toutes ces femmes qui luttent contre la maladie ?

 

Ne baissez jamais les bras. Aujourd’hui, il existe beaucoup d’associations, de bénévoles qui peuvent vous aider. Profitez au maximum de tout ce que l’on vous propose dans les centres de chimiothérapie. Personnellement, j’avais beaucoup aimé la manucure qui était venue pendant une de mes « chimios ».

 

En résumé, BATTEZ-VOUS ! LA VIE EST BELLE ET VAUT LA PEINE D’ETRE VECUE !

 

Envie de partager votre propre histoire ?  N’hésitez plus :  

https://www.womanface.be/temoignage/

Cet article a 1 commentaire

  1. Merci pour votre temoignage, bcp de Bonheur a vous et votre famille
    Bises

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