En tant que proche d’une personne atteinte d’un cancer, nous avons connu ce sentiment de ne pas être à la hauteur, d’être maladroit.e et impuissant.e. Nous avons donc décidé de vous rassembler quelques conseils que nous avons pu retenir de notre expérience. Et afin que cet article soit le plus complet possible, nous nous sommes inspirées des conseils d’@aurelie.depireux (compte insta).  

Des paroles à éviter 

Lorsque l’on apprend le cancer de l’un de nos proches, nous avons tendance à minimiser la maladie pour rassurer la personne et parfois même pour se rassurer soi-même. Et pourtant, ces paroles maladroites ont pour conséquence de rendre illégitime la peur ou le mal-être des personnes malades. 

On vous conseille d’ailleurs l’article « La maladresse, ça blesse »

Il est donc important d’ éviter les phrases du genre : 

  • Le cancer du sein est un cancer facile qui se soigne bien »
  • « L’opération permet d’avoir des nénés gratos »
  • « Les cheveux, ça repousse vite« 
  • Etc 

Une femme nous partage d’ailleurs son expérience : 

Ce cancer à laissé et laissera sa marque au fer rouge je pense. Encore à peine il y a 3 jours, on m’a dit : “Il faut que tu avances! C’est derrière toi!” Je pense que les gens sont maladroits et croient nous aider.

Nous ne souhaitons blâmer qui que ce soit, ni culpabiliser ceux ayant déjà tenu ce genre de propos, mais bien informer sur comment mieux faire! 

Une autre femme nous a même partagé la phrase suivante: 

“ Ce sont le genre de phrases que j’aurais pu dire n’étant pas concernée. …..sans aucune méchanceté ou malveillance mais par manque de connaissance.

Informons-nous, renseignons-nous sur le cancer qui touche notre proche! Et parfois tournons notre langue 7 fois dans notre bouche.

Le cancer sans tabou 

Perso, je n’ai aucun tabou sur le cancer car je l’ai bien vécu, mais les gens qui nous entourent en créent plein… Car nous sommes “mourantes”, il ne faut pas trop nous demander comment on va ! Et devant des hommes d’un certain âge, il ne faut surtout pas parler d’ablation car ils se sentent mal…

Le cancer fait peur, rien que le nom nous terrifie. On n’ose pas le prononcer. Ce n’est pas tant la maladie qui est malaisante. C’est le fait de ne pas oser en parler, d’éviter certains sujets et de tourner autour de pot qui crée le malaise. C’est pour cette raison que nous devons lever ce tabou! 

Nous vous conseillons d’ailleurs notre article “Les tabous, on en viendra tous à bout”

Osons mettre les mots, osons en parler. 

Continuer à discuter normalement 

Pour éviter d’être maladroit, nous évitons de parler de nos petits soucis du quotidien. Nous ne nous sentons pas toujours légitimes de parler de ce genre de “broutilles” quand la personne en face de nous est en train de vivre, sans doute, l’une des  épreuves les plus dures de sa vie.

Et pourtant, Aurélie Depireux nous explique que ne pas en parler revient à créer un malaise et rappelle au malade qu’il est malade. Visiblement, nous nous posons beaucoup trop de questions. Comportons-nous normalement et racontons nos vies de la même manière qu’avant. 

Le “ça va?” à outrance: à éviter 

A l’inverse des gens qui n’osent pas demander comment se porte la personne par peur d’évoquer le sujet (le cancer c’est tabou), Il y a aussi les gens qui le demandent à outrance et rappellent constamment à l’autre qu’il est malade, presque mourant! Évitons donc de trop être sur le dos de la personne malade. Aurélie conseille même d’envoyer un “Quoi de neuf?” ou un “Qu’est ce que tu fais aujourd’hui?”  plutôt que d’insister sur l’état de santé avec un “Non, mais comment vas-tu vraiment?” répété constamment. Tout est une question d’équilibre.

Chacun réagit différemment 

Les personnes qui apprennent le diagnostic ne réagiront pas toutes de la même manière. Chacun son histoire! Et c’est pour cette raison qu’il est aussi primordial de communiquer. Demandons clairement à notre proche ou ami.e malade ce dont iel a besoin. Est-ce qu’ iel veut en parler? Est-ce qu’iel désire juste passer un bon moment et se changer les idées? Est-ce qu iel est assez pudique et ne veut pas trop parler de son état? Est-ce qu’iel désire qu’on l’accompagne aux chimios? Sans savoir ce dont iel a besoin, on risque d’être maladroit ou de paraître complètement indifférent. Alors demandons juste et ÉCOUTONS! 

D’autres conseils à donner? Proposez les en commentaires! 

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